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Revue PAM 82C

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1 Revue PAM 82C le Dim 6 Avr - 19:06

rastaquouere

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PANERAI et la Mer. Vaste programme !


On a vu les Mare Nostrum, les Submersible en tout genre, y compris des « en Bronze », mais ce qui met tout le monde d’accord c’est le mythique et rare « Marina Militare » ou MM pour les initiés.


Sans refaire l’historique complet, seuls 7 modèles ont bénéficié de cette appellation depuis la remise en production des montres par l'Officine.






En règle générale, le moindre PANERISTO bave littéralement devant un cadran frappé des deux mots magiques.


Cependant, dans ces séries, un modèle est mal aimé, boudé, voire dédaigné.


C’est donc en fervent et zélé défenseur de la Veuve et de l’Orphelin que je vais tenter de rendre justice à  cette mal-aimée qu’est la PAM 82.


Produite en 2000, il s’agit d’une SL proposée à seulement 300 exemplaires.


Quand je pense que de nos jours une SL de 1500 pièces est considérée comme ultra rare et génère des  bousculades et frustrations…


La PAM82 a un double lien avec la mer. D’une part du fait de l’inscription sur le cadran, mais également grâce à son fond gravé.


LE BOITIER:


Nous sommes ici face au bien connu boitier typique des LUMINOR en 44 mm, le fameux BETTARINI.


Le matériau est en titane brossé, ainsi que la lunette et le protège couronne.






LE CADRAN:


C’est ce qui fait la particularité de cette montre, mais aussi cause le désamour c’est ce cadran bleu.


Je trouve personnellement qu’il se marie bien avec le titane et que selon l’angle de vision et d’éclairage la couleur varie à la différence d’un « bête » cadran noir.


Ce phénomène est également visible sur la PAM 87 « Blue Bomba » qui fera l’objet d’une prochaine causerie.


Les index sont peints au LUMINOVA.


LE MOUVEMENT:


Caché dans cette boite se trouve l’inusable et indémodable « Mouvement mécanique exclusif OP II ».


En français, cela se traduit par: ETA Unitas 6497-2, 16½ lignes, 17 rubis, 21 600 alt/h, 56h de réserve de marche.


Ce mouvement mécanique à remontage manuel, heures/minutes/secondes est certifié COSC.


Pas la peine de disserter plus que ça, on n’a jamais acheté une PANERAI pour ce qu’elle a dans le ventre.


LE CASEBACK:


Il porte outre les marquages habituels reportés « où y’a de la place », du fait de la gravure, l’indication du matériau et la profondeur classique de 300 m pour une Luminor.


L’inscription et la gravure du fond est un hommage au Navire Ecole de la Marine Militaire Italienne l’Amerigo Vespucci.






Petit aparté Maritime :


Ce voilier est la copie d'une frégate militaire de la deuxième moitié du XIXe siècle, le Re Galantuomo. Construit à Naples à la demande de Benito Mussolini, il est issu du projet de Francesco Rotundi, lieutenant colonel du Génie naval qui s'est inspiré du voilier Monarca, bateau amiral de l’armada de mer du Royaume des Deux Sicile, appelé aussi « Roi gentilhomme » qui fut requisitionné par l'armée piémontaise après l'unification de l'Italie. Le voilier a été entièrement construit aux chantiers navals de Castellammare di Stabia en 1930 et mis à l'eau le 22 février 1931. Sa mission était de former le officiers de la Regia Marina avec le Christophe Colomb, son sister-ship.


La devise du navire, officialisée en 1978, est : Pas celui qui commence mais celui qui persévère. Pour les linguistes distingués « Non chi comincia ma quel che perservera »


La formation des élèves se déroule par l'intermédiaire de campagnes de formation. En 2012, il effectue sa 77e campagne. Chaque croisière d'instruction emprunte un itinéraire différent. Le navire-école s'est rendu en Europe du Nord 37 fois, en Méditerranée 20 fois, en Atlantique Oriental 4 fois, en Amérique du Nord 7 fois, en Amérique du Sud 1 fois. Le voilier a bouclé une fois le tour du monde.


Au cours de la dernière décennie, en plus de la formation à la mer, le voilier a souvent joué le rôle d'ambassadeur de l'art, de la culture et de l'ingénierie italienne.


Le voilier maintient vivantes les traditions anciennes. Les voiles sont encore en toile de jute, les cordages toujours en fibres végétales. Toutes les manœuvres sont exécutées manuellement. Chaque ordre est donné par le commandant, par l'intermédiaire du maître d'équipage, au sifflet de manœuvre. À la coupée, à l'embarquement et au débarquement des autorités, les honneurs au sifflet de gabier sont rendus, selon les rangs et les grades.






Fin de l’aparté maritime.


LE CONDITIONNEMENT ET LA BOITE


On retrouve la boite habituelle des SL (XL donc) avec la surboite en carton, le parchemin et la plaque portant le numéro de série la clé.


A l'intérieur, on retrouve les livrets, la carte de garantie, un tournevis.


Il est à noter que la montre bénéficie d'un certificat COSC






LES BRACELETS ET BOUCLES


La montre est livrée avec un bracelet alligator bleu  et un second bracelet.


La boucle est de type « thumbnail » également en titane.





CONCLUSION ET AVIS PERSONNEL


Ses avantages :


- SL
- Titane
- Marina Militare


Ses « défauts » :
- La couleur de son cadran


Le désamour de cette pièce me laisse perplexe. Son caractère limité, outre son inscription MM aurait dû la propulser dans la « famille » des Graal paneristique.


Or personne ne semble envouté par son dial bleu changeant à la lumière.


Le paradoxe est encore plus flagrant quand on a l’outrecuidance de la mesure à sa sœur Jumelle la PAM 36…. si si !!





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